Catégorie : Guide de Survie

Ceci n’est pas une prononciation

Lorsque deux humains se croisent, la prise de contact suit toujours le même rituel, on se salue, on se présente, et  enfin on parle affaire. Ce rituel ancestral censé nous démarquer du restant des êtres vivants de la planète à ceci de saugrenue que pour qu’il fonctionne correctement il faut que les deux parties s’entendent au moins sur la manière de se parler et, plus important encore, sur la manière de prononcer leurs noms. Et c’est là que le bas blesse, en 2013 bientôt 2014, je suis toujours aussi atterré par les trouvailles des journalistes blondins pour prononcer un nom venu d’ailleurs.

Carnets de Voyages 6: le bruit et les odeurs

La publicité vous l’a déjà dis et redis: ce qui change quand vous passez la Méditerranée c’est le climat et le paysage. Ce matraquage médiatique est diffusée d’un côté comme de l’autre de la Mer afin de susciter l’envie d’un ailleurs complètement différent. Mais il n’a pas échappé aux plus observateurs d’entre vous que l’on n’insiste pas trop sur deux des cinq sens que compte l’homo-sapiens: l’odorat et l’ouïe. Pourquoi ? Parce que les professionnels du voyages savent que ces deux là sont nos organes les plus capricieux.

Le Blédard et ses frontières

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais ces derniers temps il semblerait que nos frontières internes réputées inviolables soient devenues de véritables passoires. Bizarre, quelque chose me chiffone dans ce que je viens d’énoncer, permettez moi de me reprendre. Ces derniers temps, donc, nos frontières, chers amis blédards, n’en déplaise à la presse internationale, remplissent totalement leurs fonctions. Ah, voila qui est mieux écrit. Hélas, nos pauvres amis occidentaux, perdus dans leurs référants ne l’ont pas encore compris. Et heureusement pour eux, votre serviteur vient à leurs rescousses et en profite pour livrer à tous un petit cours de géo-politique Made in Blédard.

Carnets de Voyage: 5 – je me casse

«À ceux qui me demandent raison de mes voyages : je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche.» – Montaigne

Raisonnement de saison: il fait froid en Europe donc je me casse au bled. Ne nous voilons pas la face: n’importe quelle personne qui dispose de moyens et du temps nécessaires n’hésite pas une seconde. Mais contrairement à ce que les médias veulent faire croire « les gars » ont multiplié les initiatives pour nous dissuader d’effectuer notre migration saisonnière. En voici quelques exemples.

Mais que reproche-t-on à Maixent Accrombessi ?

Si vous n’êtes pas gabonais ou que vous ne suivez pas l’actualité du côté du palais du bord de mer, ce nom ne vous dira sans doute rien. Et pour cause, savoir qui est Maixent Accrombessi et comprendre ce qu’il représente est un enjeu gabonais qui selon l’attitude générale de la population, de la société civile, des politiques et des gouvernants gabonais pourraient avoir des répercutions sur la scène africaine. Car en filigramme, l’enjeu principal de cette histoire bien gabonaise est de savoir si Le Blédard est somme toute  un « xénophobe » comme les autres.

Pourquoi l’homosexualité rend fous certains blédards

Pour ceux qui suivent LPN depuis ses débuts, vous savez que, en ce qui concerne les droits des homosexuels au bled, ce blog a toujours était aux premiers rangs de ceux qui prônent l’ouverture et donc l’acceptation pleine et complète du fait homosexuel. Cette démarche que certains qualifieraient de dangereuse quand d’autres parleraient de contribution citoyenne ou humaniste n’a rien de désintéresser. Au contraire le but est de démystifier un sujet de société afin que les blédards dépassent leur craintes, espoirs et illusions et s’attaquent aux vrais défis du bled… ce que l’homosexualité n’est pas.

A quoi ça sert: l’armée

Je dois d’emblée vous faire un aveu, Masta P, mon compère m’avait prévenu et je ne l’ai pas écouté. Il m’a dit « LPN, il faut qu’on parle du Mali parce que, ce qui se passe là-bas, depuis la chute de Khadaffi, est grave« . Et moi, naïf , simplet ou les deux à la fois, je ne l’ai pas cru. Je lui est répondu bêtement qu’ Amadou Toumani Toure avait dit et redit qu’il quitterait le pouvoir au moi de Juin 2012. Qu’il laissait la campagne présidentielle se faire sans lui. Qu’il remettrait l’écharpe et, accessoirement, le job de président à celui qui sortirait vainqueur des urnes. Bref j’ai, de manière primaire, cru en cette démocratie naissante mais bien vivante malienne et, comme dans tant d’autres situations, je me suis réfugié dans mes vaines réflexions en fuyant la réalité.