Pourquoi nous envahissent-ils? (part one)

Des gilets jaunes avec la hausse des prix de l’essence ou des migrants avec un malheureux bout de papier qui attend d’être signé à Marrakech,  je ne savais pas ce que j’allais dire, sur quoi j’allais écrire. Va pour les migrants…

Lorsque j’étais en première  année à l’ULB, j’ai eu un exercice de mécanique  analytique. J’étais très bon mais là j’ai eu un problème sur un exercice où tout ce que j’avais appris jusqu’alors ne trouvait son application. J’ai donc appelé mon professeur à la rescousse qui regarda ce que j’avais fait et qui  me dit :

  • Le problème avec toi Pierre c’est que tu veux tout résoudre avec des égalités alors que dans la vraie vie ce n’est pas vrai.

Je ne comprenais rien à ce qu’il me disait. Pourtant,  il n’avait pas bu.

  • Ecoute ajouta-t-il, je suis plus riche que toi.  Je comprenais encore moins. Mon prof avait encore moins bu.

J’ai mis plus de trente ans pour comprendre ce que mon prof voulait me dire. Il ne parlait pas de nous au sens propre mais de moi en future envahisseur (migrant) et de lui en future envahi. Et dans ce sens les envahis sont toujours plus riches que les envahisseurs.  Je vous laisse mariner tout ça et vous dit à bientôt…

Mais que reproche-t-on à Bobi Wine

Si tu n’est pas ougandais ou que ton pays n’a pas de frontière avec l’Ouganda il est fort à parier que tu n’as jamais entendu parler de Bobi Wine. Ce frangin est pourtant l’un des dernier survivant d’une espèce en voie de disparition: l’artiste engagé politiquement. Artiste, me dites vous, mais comment ce fait il que je ne connais aucun de ses tubes ? Bonne question mais que je balaie d’un revers de la main car hors sujet. Pourquoi ? Parce que le gaillard vient d’atterrir dans une chambre avec vue de la prison de Kampala, Ouganda. Mais que lui reproche-t-on ? C’est ce que nous allons essayer de savoir.

Sucre de Cannes

Dans un monde où les infos qui marquent ne passent plus en exclusif à la télé, il faut rivaliser d’ingénuité pour se faire repérer, pour que l’on parle de soit ou de la cause que l’on defend. C’est ainsi que seize soeurs on pris sur elles de frapper un grand coup dans les consciences à Cannes. Comment ? Et bien en montent les marches pardi. Analyse d’un plan com que j’ai subi sans le comprendre.

Aïssa Maïga, Sara Martins, Marie Philomène Nga, Sabine Pakora, Firmine Richard, Sonia Rolland, Maggaiyia Silberfeld, Shirley Souagnon, Assa Sylla, Karidja Touré, France Zobba, Nadège Beausson-Diagne, Mata Gabin, Maïmouna Gueye, Eye Haidara et Rachel Khan. Voici les seize protagonistes de ce flash mob qui a eu lieu sur les marches du Festival de Cinema de Cannes.

Le choix du lieu. Deja on est en droit de se poser des questions quand au lieu du happening: le festival de Cannes. Comme tout les endroits selects, Cannes n’est par definition pas un endroit pas très populaire. Dans le sens que ce n’est pas le nombre de personnes présentes qui fait son attrait mais la qualité (tout est relatif) du peu de gens qui y sont admis. Donc le message « Noir n’est pas mon metier » était porté à un endroit select qui était deja occupé à faire la chasse aux prédateurs sexuels et aux producteurs qui refusent de payer les actrices à la hauteur de le contre partie masculine.

Le public cible. On veut attirer l’attention des gens sur cette non diversité des personnages mais de quel cinema parle t on ici ? Du cinema français de France. Soit, mais alors qui est ce que ça gene ? La plupart des renois en Europe ont deja decide de se replier sur le cinema de leur pays/region d’origine. Un ami qui bosse sur les audiences des TV afro (Nigeria, Cote d’Ivoire, East Afrique et j’en passe) me disent qu’elles montent en flèche en Europe. Donc le public visé est le public majoritairement blanc et de afro descendant sans attaches au continent. Ils veulent se voir dans les filmes pour que ça colle avec (ahem) la réalité dans laquelle ils se vivent.

Le casting. Franchement je dois avouer que les 16 protagonistes du flash mob ne m’étaient toutes pas connues. Difficile pour un africain d’avoir mon attention accroché par un truc dans le quel je ne connais personne. Firmine Richard, je vois qui c’est du fait de « Romuald et Juliette » et ses nombreux pret de voix dans les series/films. Sonia Roland, je vois qui c’est parce que, hein, voilà quoi. J’ai du googler Aissa Maïga après l’avoir vu bien parler dans une video sur Youtube. Les 13 autres soeurs j’ai le regret de ne les connaitres ni d’Adam ni d’Eve.

Heureusement pou ma gueule je ne suis ni scénariste ni réalisateur car j’aurais pris cher pour cette dernière affirmation. Ceci dit je saurais également tombé dans le piège si mon histoire avait besoin d’une femme noire car c’est le critère que j’aurais noté sur l’offre d’emploi. Comment sortir de ce foutoir alors ?
Le film Black Panthère ( et pour moi Coming To America ) constitue la réponse. Il faut avoir le courage de faire un film 100% negro mais qui est clairement destiné au grand public. Donc pas un Marly Gomont ou un La Première étoile, qui soit dit en passant sont des films forts sympathiques mais un putain de film 100% négros assumé mais tellement bon que le box office francophone ne se remettra pas et ne pourra que plier. Car après tout le seul argument qui fait bouger les choses dans ce secteur, c’est l’argent.
Pix sur vous

Mais que reproche-t-on à Stellio Gilles Robert Capochichi ?

Un nouveau lecteur va atterrir ici en se disant que l’on va disserter en long et en large sur l’affaire Kemi Seba vs BCEAO ? Il se dit qu’il va enfin savoir pourquoi il est interdit de bruler un billet de 5000 Francs CFA alors que l’on en est l’heureux propriétaire légal. Est-ce parce que en fait il appartient toujours à la BCEAO ? Est-ce que parce que la grande et méchante France ce cache derrière cette affaire et veux régler son compte au trublion de Kemi Seba ? Et bien cher nouveau lecteur je dois te rediriger vers des organes de presses sérieux qui ont les réponses à tes questions sérieuses. Nous ce qui nous intéresse dans cette affaire c’est pourquoi diable envoi-t-on les gens systématiquement en prison ?

revue: Tokooos par Fally Ipupa

Fally fete ses 40 ans en nous sortant un nouvel album. En plus de 20 ans il est passé de danseur à choriste pour Koffi Olomidé puis à star africaine en solo. Je dis bien star africaine car Fally est résolument un des plus grand produit d’exportation de l’art du showbizz rd congolais. Avec une moyenne de trois minutes et des poussières par chanson c’est résolument un projet différent de ce que les congolais proposent d’habitude. Les radios auront de quoi remplir les playlists dans risque de perdre des annonceurs. Je mets mon casque de suite et écoutons nous tout ça.

Traduction SVP !

Chez LPN nous avons pour cheval de bataille de décrire la multiplicité des Afrique. Il arrive cependant que nous perdions une ou l’autre bataille (pas la guerre rassurez vous) face à ceux qui prétendant que l’Afrique est un seul pays. Dans le billet qui suit je vais aborder une de ces défaites. Il faut dire qu’elle a eu lieu dans un des domaines où il y a le plus combat: la musique. Voyez vous, bien que vivant dans des pays différents les africains sont tous « awares »  de la musique que joue leurs voisins. Que ce soit parce que le volume est trop fort ou parce que nous avons un complexe d’infériorité par rapport à ce qui vient d’ailleurs le résultat et le même: nous savons ce qui s’y fait et nous avons des questions qui méritent réponses.

Madame Météo

Fichtre diantre: ces traitres de français viennent de voler Tatiana Silva à la télévision nationale belge. Qu’à cela ne tienne, la RTBF vient de sortir de son chapeau Cécile Djunga pour la remplacer. Le chute du taux de mélanine constaté à l’antenne n’aura donc durée que quelques jours avant le retour à la normal. La normale ? Pour tout le monde certes mais pas pour nous qui somme toujours prêts à chercher la petite bête. Nous allons donc nous intéresser à la diversité sur les ondes télévisuelles belges.